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Les grandes orientations du projet social du CLC:
1 L'Accessibilité par tous, l'accueil et l'information du public
2 Le développement des politiques Enfance et Jeunesse sur notre territoire
3 Une participation plus importante des habitants au projet
4 La mise en oeuvre d'un projet d'animation collective des familles autour de l'aide à la parentalité
1-1 L'accessibilité du centre pour tous les habitants (tarifs, horaires, implantation géographique, transport...
Notre association est très correctement implantée dans le paysage local. Plus de 1 500 adhérents en mai 2006 ! Cela place le CLC parmi les plus grosses associations socioculturelles du département. Cette taille, en elle-même, révèle un impact fort sur le territoire. Nous apportons au quotidien un nombre important de réponses aux besoins des familles. Mais notre mission de Centre Social nous engage à dépasser cette réalité pour optimiser une approche sociale de notre catalogue d'activités.
Par ailleurs, le diagnostic dévoile clairement que la question de l'accessibilité aux activités et aux services du CLC se pose de manière croissante pour une partie de la population.
Nous devons considérer cette question de l'accessibilité sous plusieurs aspects.
L'accessibilité économique :
Certaines familles ne peuvent s'intégrer aux activités du CLC en raison du coût des cotisations. Notre projet social doit pouvoir apporter des solutions à cette situation. Mais aussi, notre association doit, en permanence, garantir sa pérennité en préservant son équilibre financier. En 2005 nous avons constaté qu'il pouvait être précaire : déficit de 49 k€ pour un budget de 690k€ ! Rappelons que l'autofinancement (la part des cotisations des activités et des ressources propres) dans le budget du CLC est de 28 %. Les ressources provenant des subventions ne sont pas extensibles à l'infini. Toute modification de tarification affecte directement l'équilibre du CLC et nous sommes très prudents sur cette question.
Impossible par exemple de niveler vers le bas l'ensemble de nos cotisations. La conséquence budgétaire serait catastrophique. De plus une étude rapide des cotisations proposées dans d'autres Centres Sociaux et MJC montre que nos tarifs sont dans la moyenne de ce qui se pratique ailleurs.
Impossible également de concevoir un tarif unique car il favoriserait certains au détriment des autres. Comment demander une cotisation identique pour un cours particulier de Piano animé par une professionnelle salariée et pour un atelier de peinture sur soie animé par une bénévole ? Ce n'est tout simplement pas envisageable.
Alors quelle peut être notre réponse ?
Comme très souvent dans le domaine de l'action sociale, nous devons doser entre des dispositions générales et l'adaptation au cas par cas.
Au niveau général :
- réajustement du quotient familial afin de permettre un élargissement des bénéficiaires ;
- renforcement des réductions familles nombreuses, 2ème ou 3ème enfant et « grands utilisateurs » (+ de 3 activités) du CLC ;
- organisation de stage découverte permettant des cotisations moins lourdes et l'intégration plus facile de publics en rupture sociale qui de toute façon n'envisagent pas de s'engager sur une période longue.
Au niveau du cas par cas :
- repérage par les assistantes sociales, et /ou le secours populaire des personnes en grande difficulté et offre tarifaire adaptée à leurs ressources.
- meilleure connaissance des dispositifs d'aides pour certains publics (aides ANPE, CAF, CG...)
- repérage au niveau de l'accueil du CLC des difficultés budgétaires de certains adhérents et propositions d'une médiation.
Visibilité du projet :
Nous avons repéré un déficit de visibilité de notre projet.
La solution d'afficher le sigle Centre Social au fronton de notre bâtiment ne nous satisfait pas car nous craignons que cela soit réducteur de notre action, qui est également positionnée sur les domaines du loisir et l'action culturelle ; mais surtout, nous considérons que si rassurante que soit cette solution, elle est d'une efficacité très limitée.
Nous devrons multiplier les relations avec les partenaires pour permettre une meilleure visibilité du Centre Social.
Offre d'activités liées au territoire : prise en compte de la diversité culturelle et sociale.
Cela revient à penser notre action en fonction des publics que nous sommes susceptibles d'accueillir. Le vieillissement de la population est une donnée du diagnostic que nous devons prendre en compte. Le déficit de jeunes aussi.
La demande d'activités collectives créatrices de lien social est également une dimension présente sur notre territoire.
1-2 L'accueil et information du public :
Les demandes dans ce domaine de l'information sociale sont importantes et diverses (cf enquête). De l'aide aux démarches administratives, en passant par l'accès aux droits et l'organisation de conférence, de nombreuses personnes sont intéressées par une offre dans ces domaines.
Des compétences internes au CLC :
Notre pratique est maintenant mieux reconnue par les partenaires institutionnels. Nous disposons d'un accueil ouvert 34 heures par semaine en période scolaire. Les deux hôtesses d'accueil recrutées grâce à des dispositifs d'aide à l'emploi (CES et CEJ) sont titularisées en CDI depuis trois ans. Elles ont une très bonne connaissance du public. L'accueil est leur première mission. Cela peut être un relais efficace pour orienter le public vers les spécialistes (travailleurs sociaux du CDAS de Pont L'Abbé ou associations d'aides familiales).
Les équipes éducatives sont elles aussi formées et présentes sur le terrain. Elles sont donc susceptibles de proposer des animations sur des thèmes particuliers.
En externe :
L'accueil de permanences spécialisées sera à développer (juriste, écrivain public,etc..)
2-1 Enfance
Quelles offres d'accueil des enfants ? Quelles sont les conditions de vie au quotidien des enfants dont les parents ont un RUC < inférieur au seuil de pauvreté ? Comment être un lieu d'aide et de soutien pour ces enfants et leurs parents.
Des problématiques importantes concernant la précarité des familles et l'autorité parentale ont été repérées.
Notre offre d'accueil des enfants pourrait par certains aspects, s'adapter et mieux répondre aux contraintes des nouvelles structures familiales.
Notre CLSH au Guilvinec peut être plus qu'une offre de garde des enfants. Une rénovation du bâtiment sera utile dans les années qui viennent. La ville du Guilvinec a clairement reporté ce chantier à la prochaine mandature. Cela donne du temps pour la concertation. Pourquoi ne pas engager une réflexion active des acteurs locaux (professionnels, élus, parents, institutions) qui permettrait d'intégrer les problématiques de petite enfance, d'environnement, de protection de l'enfance, d'accueil des parents, d'information des familles, de mise en relation avec les dispositifs sociaux du département.
2-2 Jeunesse
Le diagnostic démontre que les jeunes sont faiblement représentés sur le territoire Ouest Cornouaille (+ faible taux du Finistère avec Carhaix !). Ils quittent le plus souvent le territoire pour leurs études ou le travail. Peu reviennent, ceux qui restent sont souvent peu qualifiés. Une problématique liée aux addictions chez les jeunes émerge depuis plusieurs années. Pourtant, peu de travail partenarial est engagé sur ce thème dans le sud de l'Ouest Cornouaille, ce qui ne permet pas de réponse concertée. La démarche reste à initier.
Le CLC coordonne 2 espaces jeunes sur 3 communes. Il est à l'origine de l'ouverture d'un 3ème sur la commune de Plobannalec. Près de 170 jeunes sont inscrits dans nos activités adolescents. Comment utiliser cette compétence pour mieux travailler avec les élus ? Une coordination des politiques jeunesses sur le territoire permettrait de mieux adapter nos actions. Encore une fois la question de la visibilité du projet est posée, car nous avons constaté un déficit de communication entre les différents intervenants des politiques « jeunesse ».
3 - Pour une participation plus importante des habitants au projet
Depuis longtemps, il est admis que l'organisation de la vie sociale s'articule autour des activités de la population, mais aussi à partir de la capacité des acteurs à agir pour construire un projet de territoire original. Chacun le souhaite solidaire, durable, porteur de progrès. Derrière les intentions globales, l'enjeu est de mettre en oeuvre la participation active des habitants. Vaste chantier.
Le Centre Social est un espace type qui peut être dédié à cette initiative, mais comment aborder ce louable souhait ?
Valider en premier, l'adhésion des élus, car sans leur volonté, il n'y a pas de participation.
Ensuite, bien définir les règles du jeu.
Cadrer la démarche de cette participation en construisant un cahier des charges :
- quelles seront les contraintes de la démarche ? Quelle durée minimum est nécessaire ? Comment s'assurer de l'engagement à moyen terme des participants ? Quels sont les objectifs visés ? Les questions pour lesquelles nous recherchons ensemble des solutions ?
- les modalités : qui anime ? Bien identifier l'animateur du groupe c'est garantir, condition essentielle, une répartition équitable de la parole. Penser à la convivialité des réunions. Elle est indispensable au succès de la démarche. Qui est concerné ? Sur quoi l'on travaille ? Quels sont nos moyens ? Quelles sont les choses acquises, invariables ? Ce à quoi l'on ne touche pas parce que cela relève d'une autre échelle, de la seule responsabilité des élus locaux ou du Conseil d'Administration de l'association. Comment veille-t-on à la mixité des groupes de parole ? La place des professionnels, des élus, des habitants, des « experts » ?
Mobilisation des ressources humaines du Centre Social :
La participation des habitants à notre projet ne s'improvisera pas. Probablement davantage que d'autres actions, elle aura besoin de compétences et d'expériences professionnelle. Mais nos ressources humaines ne se limitent pas aux seuls professionnels. Le CLC est aussi animé par des bénévoles actifs qui peuvent apporter des ressources importantes en terme de savoirs, d'expertises, d'idées. De plus certains possèdent une denrée très rare : du temps disponible !
Mobiliser les ressources humaines passera par notre capacité à associer ces deux compétences au service du projet.
Bien identifier l'objet du dialogue qui s'instaure, la matière première de la participation des habitants à notre projet.
Quel est l'objet de cette participation ? Définir dés le début les thèmes qui relèvent du groupe de travail. On ne débat pas sur tout et sur rien. Partons des problématiques retenues dans le cadre du projet social : l'enfance, la jeunesse, l'information, les loisirs... Des questions plus concrètes ? Des considérations plus larges ?
Attention à la réunionite ! C'est la maladie infantile de la participation et beaucoup d'expériences ont échouées parce que l'idée du dialogue (se parler, s'écouter, se rencontrer) l'a emporté sur l'objet du dialogue.
Gérer le temps et la disponibilité des acteurs.
Il faut éviter deux écueils qui sont l'essoufflement ou la saturation. De plus la notion de temps est relative : elle n'a pas la même valeur pour tous.
Quelques principes méthodologiques peuvent être utiles dans ce sens.
- alterner les temps forts de concertation avec des temps de veille, d'analyse ;
- rendre compte de ce qui a été réalisé entre chaque étapes ;
- ne pas figer l'organisation des groupes de parole mais repartir des résultats obtenus si une nouvelle phase de concertation est nécessaire ;
Etre concret et ambitieux.
La participation des habitants à notre projet n'aura de sens que si elle participe à la transformation de notre action. Il s'agit de penser avec les familles à l'amélioration de la vie quotidienne de chacun ce qui n'est pas une petite ambition.
4 La mise en oeuvre d'un projet d'animation collective des familles.
Création d'un poste référent famille pour développer un projet d'animation collective autour :
- d'une solidarité renforcée : Développer l'information (réunions thématiques, débats parents/enfants) ; Organiser des sorties familiales, conviviales ou culturelles ; Favoriser directement la participation des parents dans toutes les actions où leurs enfants sont concernés (CLSH, accompagnement scolaire) ; Utiliser les méthodes de projets collectifs comme vecteur de prise de responsabilité ; Fédérer une dynamique locale autour d'animation collective ;
- de l'aide à la parentalité : Faire émerger des initiatives pour apporter des réponses aux problèmes d'autorité parentale. Prendre en compte l'impact des modifications de la structure familiale (familles monoparentales). Accompagner la fonction parentale par des actions d'information, de rencontre, et d'animation.
Ce point est détaillé dans le projet d'Animation Collective Famille
Les actions et les moyens retenus
L'accessibilité par tous, l'accueil et l'information du public.
Accessibilité économique :
- Réévaluation régulière du quotient familial ;
- Elargir les possibilités d'aides financières pour les personnes en précarité ou en voie de précarisation ;
- Etre en relation avec les travailleurs sociaux et des associations caritatives pour intégrer des personnes en difficultés dans les ateliers ;
- Organiser des stages « découverte » de courte durée ne nécessitant pas un engagement financier annuel ;
- Proposer des cours collectifs (si adaptation pédagogique possible) ;
Visibilité du projet social du CLC :
- diffusion d'une information papier auprès des écoles et des travailleurs sociaux en début de saison, à la rentrée des classes ;
- réunion d'information à destination des travailleurs sociaux et des personnels des communes pour faire connaître les dispositifs d'aides ;
- réunion publique avec les parents d'élèves, les élus locaux, et la presse pour présenter et expliquer le contenu et les objectifs de notre projet social.
Prise en compte de la diversité culturelle et sociale :
- mixité des publics : réussir l'intégration des personnes en adaptant notre offre et en communiquant plus efficacement auprès des publics en difficulté.
- permettre l'accès aux spectacles pour les familles les plus défavorisées.
Moyens :
- dispositifs sociaux d'aides aux personnes en difficultés ;
- rencontres régulières et suivies avec les assistantes sociales de secteur, le médecin de PMI et les puéricultrices ;
- coordination des aides avec le secours populaire et les communes ;
Partenaires : CDAS Pont l'Abbé, Communes, Secours Populaire, Secours Catholique.
Moyens d'évaluation :
Quantitatif : nombre de personnes concernées par ces aides
Qualitatif : retours des participants, et des partenaires.
Accueil et information du public
- Information jeunesse : redémarrage du PIJ, avec affectation d'un lieu et d'un professionnel pour le suivi.
- Permanence d'aide aux victimes et accès aux droits : mise en place d'une permanence d'un juriste en partenariat avec une association d'aide aux victimes et accès aux droits. Un contact est pris avec AGORA justice à Quimper pour essayer de mettre en place ce service.
- Aides pour les démarches administratives : partenariat avec une association d'écrivains publics de Pont l'Abbé pour également proposer ce service au CLC.
- organisation de conférences sur les thèmes de société, de santé, d'alimentation, etc...
Le développement des politiques Enfance et Jeunesse sur notre territoire.
- Ouverture au monde par la culture des enfants de 6 à 12 ans :
Projet « Les Couleurs du Guilvinec »
Réalisation d'une oeuvre collective, « LES COULEURS DU GUILVINEC » à partir de couleurs, de matières, d'objets, directement issus de l'environnement naturel du Port du Guilvinec. Comment puiser dans cette richesse immédiatement disponible la matière d'une création artistique ? Depuis 3 ans nous proposons un atelier de sensibilisation aux arts plastiques encadré par Christine JAOUEN, maquettiste plasticienne. Des enfants de 7 à 12 ans sont accueillis le samedi matin à raison de 30 séances de 1 heure ½ par an.
Un appel à projet de La FONDATION DE FRANCE nous a permis d'envisager un prolongement de ce travail par une proposition plus dense, élargie à de nouveaux intervenants, incluant des rencontres avec des peintres, des visites de lieux de diffusion (CAC QUIMPER, Musée des beaux Arts de Quimper, Ateliers de Peintres....). Les enfants seront accompagnés par une artiste peintre et une maquettiste plasticienne. Les oeuvres seront exposées au public en juin 2007.
- Amélioration et développement de l'espace d'accueil proposé aux enfants pendant leur temps de loisirs (3-12 ans) avec une réhabilitation de l'équipement Malamok. Réalisation d'une étude de faisabilité. Recherche de partenaires financiers. Concertation avec les enfants et les parents pour préciser et évaluer la demande.
- Mettre en oeuvre une réflexion commune avec les élus locaux et les professionnels pour élargir notre vision du territoire d'intervention. Réfléchir en terme d'organisation de vie territoriale pour dépasser le seul niveau communal.
- Actions en direction de la petite enfance : au-delà des contraintes de garde d'enfants, nous souhaitons élargir notre intervention auprès des familles en proposant des ateliers spécifiques 0 - 3 ans.
- Participation aux groupes de travail proposés par le Conseil Général :
- Enfance et pauvreté
- Guidance parentale - toxicomanie ;
- Guidance parentale - jeunes parents.
- Jeunesse : l'enjeu de l'accompagnement de la jeunesse est prioritaire pour l'avenir. Nous ne remplaçons pas les parents ou les enseignants, nous sommes à un autre niveau d'action. Les projets seront ciblés en priorité vers un accompagnement à l'autonomie dans la vie quotidienne, dans les loisirs, dans la confrontation avec le monde des adultes.
- création et suivi de projets de jeunes ;
- concertation avec les élus locaux et les acteurs éducatifs ;
Conclusion :
La réussite de ce projet se mesurera sans aucun doute par l'accueil qu'il recevra du public. Nous sommes porteurs d'actions de terrain. L'objectif est de proposer des réponses collectives aux enjeux sociaux du littoral bigouden. Notre chantier est en cours, et nous souhaitons continuer à progresser, à mettre en oeuvre ces initiatives, en lien permanent avec nos partenaires.
La participation des habitants à la vie du CLC est probablement notre chantier le plus important avec la réussite du projet d'animation collective des familles. Ces orientations seront complexes réaliser, mais elles sont porteuses de dynamisme pour notre équipe et pour les administrateurs.
Nous souhaitons que ces propositions permettent d'affirmer encore plus la fonction sociale du CLC dans les trois années qui viennent.